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Grande ambition à grande démission. On brade !
En trois ans de gestion, le Maire et sa majorité ont mis la Ville dans l’incapacité de dégager de l’autofinancement net, permettant d’investir et effectuer les gros entretiens nécessaires à la qualité du patrimoine. Vous pouvez retrouvez en début d’année le tableau publié sur ce site : *(le tableau public d’analyse de la (CRC) chambre régionale des comptes note en autofinancement net : 2004 +1 526 949€, 2007 : +57 223€, 2009 : -111 602€, projection 2010 : -223 000€). Pour combler ce déficit, les emprunts se chiffrent à 4 000 000€ en 3 ans et maintenant la vente de patrimoine social de la ville pour faire face à la réalité financière d’une gestion laxiste et sans pertinence.
Pas d’information des locataires, des hausses de loyers de 17 à 30 euros par mois !
Depuis 1977, le développement des logements dans notre commune ont été maîtrisé, grâce au contrôle foncier et à la SEM, la majorité des élus s’en sont félicités. La vente du patrimoine met en pleine contradiction ceux qui réclament d’un côté un service public du logement social et le brade lorsqu’il existe. De telles décisions ne font que discréditer l’action politique. Cette vente de patrimoine se fait sans information, ni consultation des locataires et annonce une hausse des loyers de 17 à 30€ par mois. La perte de gestion des logements sociaux ouvre la voie à des pratiques de peuplement, voir de cessions non contrôlés. Le Maire vend une partie de notre ville à Grand Quevilly qui gérera à sa guise ce parc de logement.
Un prix de vente qui pose question?
Début d’année 2010 un appartement à l’Ile de France est acheté 68 000€ par le Maire. Aujourd’hui il propose des ventes nettes à 15 603€ l’appartement au Moulin, 11 390€ au Bretagne, 18 593€ aux Iris, pour des logements semblables. Pourquoi un tel écart ?
Des garages vendus 4500€ pièce.
Des appartements et parking en sous sol vendus 33 919€ aux Jonquilles et 35 677€ aux Pervenches.
Pourquoi des prix si bas ?
Les locataires peuvent s’interroger, ils seraient gagnants à acheter, avec un emprunt de 20 000 euros sur 10 ans, il rembourserait 200 euros par mois, une somme bien inférieure à leur loyer actuel.
Ce prix bradé dégage un bénéfice de 1 907 500€ pour la ville. Cette somme devrait servir ? À subventionner les réhabilitations des logements de la SEM. Les locataires des logements ville, vont donc payer l’entretien d’immeubles qui incombe à la ville, actionnaire principal de la SEM et d’autres actionnaires.
Pourquoi ne pas renforcer la SEM.
Le patrimoine ville cédé à la SEM, aurait permit d’améliorer son bilan annuel, en 2007 la SEM dégageait un excédent de *88 991,13€, *en 2009, 10 785,29€ et en 2010, le Maire et sa majorité municipale la plonge dans le déficit.
Depuis 2001, la SEM bénéficiaire a réduit son report comptable déficitaire, dû aux investissements en logements sociaux qui s’amortissent. La MIILOS, a parfaitement relevé lors de son contrôle le problème, dixit « un patrimoine bien entretenu » mais aussi « un coût exorbitant des charges de gestion depuis 2008 » et « une absence de contrôle de la ville». Dans ces conditions, elle évoque des risques pour l’avenir, si des provisions plus importantes pour gros travaux à échéance de 6 à 10 ans, n’étaient pas obtenues. L’observation de la Chambre Régionale des Comptes est la même : la dérive des dépenses de fonctionnement du budget ville annule sa capacité d’autofinancement et sa capacité à faire face au gros entretiens à venir.
La vérité est là, ce n’est pas les logements sociaux, qui rapportent en plus des loyers quelques 500 000€ par an en impôts et taxes diverses au budget de la ville qui posent problèmes. Mais la mauvaise gestion de la ville et de la SEM qui sur les trois ans passés creusent les déficits. La réalité c’est que le Maire et sa majorité conforte cette citation « il est plus facile de se faire du ventre que d’avoir du cœur » en n’assumant pas son rôle de propriétaire, garant de l’entretien de son parc immobilier. En bradant le parc locatif le plus social de la ville qui permet aux familles les plus modestes d’avoir un logement, ils font payer aux plus modestes leur mauvaise gestion. Ils démissionnent d’une fonction essentielle dans l’aménagement et le peuplement de la commune.
*tous les chiffres peuvent être vérifies sur infos greffes pour la SEM et sur ce blog www.petit-couronne-ensemble.fr. où vous trouverez plus de détails, dans les semaines à venir.